Au détour des débats sur le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) – dont les sénateurs ont confirmé les orientations toutes entières tournées vers plus d’économies au détriment de la santé des citoyens – un élu républicain propose un amendement honteux sur les retraites. La majorité sénatoriale n’hésite pas, alors, samedi soir, en plein confinement, à le voter en douce !
Cet amendement introduit dans la loi de financement de la Sécurité Sociale rien de moins qu’une réforme en profondeur du système de retraites actuel.Il repousse l’âge légal de départ à la retraite dans un premier temps à 63 ans pour tout le monde dès 2025.
Il introduit même une double peine puisqu’il accélère l’allongement de la durée de cotisations nécessaires pour bénéficier d’une pension à taux plein.
Ainsi, avec ce projet, il faudrait cotiser 43 ans, dès la génération née en 1965.
C’est une provocation indécente alors que plus de 800 000 jeunes, pénalisés par la crise sanitaire, ne peuvent s’insérer dans la vie active, que les licenciements dans les entreprises se succèdent, que le chômage et la pauvreté menacent des centaines de milliers de personnes.
C’est également une proposition purement idéologique et libérale totalement inefficace alors qu’au contraire il faut maintenant réduire le temps de travail en passant aux 32 heures.
Il faut, en effet, travailler toutes et tous, moins et mieux et ainsi reconnaître le droit à des départs anticipés avant 60 ans, notamment pour les métiers pénibles.
Personne ne peut oublier l’épuisement des soignants : infirmières, aides-soignantes, aides à domicile et autres salariés du commerce, du nettoyage ou du traitement des déchets ...
Tous ces travailleur.euses dont l’espérance de vie en bonne santé serait inférieure à l’âge légal de départ en retraite prévu par cet amendement parlementaire...
Des Députés comme des sénateurs, en votant les orientations gouvernementales du projet de loi de financement de la sécurité sociale , détruisent notre Système de Santé et de Solidarité sociale alors que ce dernier nous protège, notamment en matière de retraite, parce que notre Sécurité sociale est fondée sur la richesse produite par le travail et sur la solidarité entre les professions et entre les générations.
La CGT condamne cette manœuvre sénatoriale d’autant plus honteuse qu’elle se produit en pleine crise économique et sociale. ( sous le joug de diverses mesures liberticides )
Elle exige l’abandon de toute mesure de régression en matière de retraite et que le gouvernement s’exprime clairement en annonçant l’abandon d’un projet rejeté par la majorité de la population mobilisée l’an dernier.
D'après le communiqué confédéral CGT fait à Montreuil,
le 16/11/2020
Le retrait d'une de mes publications sur ma page facebook, m'a interpellé, pour ne pas dire estomaquer !
D'autant que le "post" en question, déplaisant à l'administration facebook, concernait un article de fond sur les vrais chiffres du chômage et Rsa en vigueur actuellement.
Un article bel et bien a l'opposé des " faciles partages" - souvent d'origine d'extrême droite - faits à l'encontre de personnes en difficultés financières par des personnes de la même classe sociale !
Souvent ces écrits - tels des miroirs aux alouettes - détournent l'attention et divisent les salarié-es sur les vraies causes de leur difficultés à vivre dans une société où le capitalisme ne satisfait pas les besoins essentiels ainsi que les rapports de liberté, d'égalité, et de fraternité.
Reste qu'un article chiffré et rationnel a été censuré par l'administration facebook avec toutes les autres publications de ses auteurs .
Une mesure qui aujourd'hui met en danger la survivance de ce confrère du Net, "Rapport de force", un blog consacré à 'actualité sociale et de luttes.
Ci après, vous pourrez lire sur le sujet, l'interpellation de Stéphane Ortega.
Sur ce, Bonne lecture
Alain Pouget
"Notre éviction de Facebook pourrait signer la fin prochaine de Rapports de force."
Stéphane Ortega.
Jeudi 15 octobre, Facebook a retiré tous les articles provenant du site Rapports de force et postés sur sa plateforme depuis trois ans et demi. Sur notre page, mais également sur l’ensemble des murs des personnes ayant partagé nos productions. Depuis, impossible de publier sur Facebook quoi que ce soit, par qui que ce soit, en provenance de notre site internet, malgré nos protestations et demandes d’explications.
A qui le tour ? En 2017, aux États-Unis, des sites d’informations de gauche voient leur visibilité volontairement réduite par Facebook, explique le journal l’Obs, relayant une information du Wall Street Journal.
lus près de nous, en France en 2019, des pages Facebook de la gauche radicale subissent le même sort, relate un article de Mediapart.
Maintenant, nous. Une nouvelle étape est franchie : à notre connaissance, c’est la première fois qu’en France Facebook censure l’entièreté d’un média produit par des journalistes.
Et demain ? Quel autre titre de presse ?
Une décision arbitraire autant qu’incompréhensible
C’est avec surprise que nous nous sommes rendu compte, jeudi 15 octobre en fin d’après-midi après l’alerte d’un lecteur, de la disparition de certains de nos articles sur Facebook.
Puis, nous avons découvert qu’il s’agissait de tous nos articles. Tous avaient disparu de la plateforme. Sans exception.
De notre page, comme des murs des centaines de milliers de personnes qui les avaient partagés en plus de trois ans. Par contre, notre page n’a pas été bloquée. Premier message à Facebook pour demander des comptes.
En attendant une réponse qui ne viendra pas, nous avons cherché à comprendre.
Premier constat : notre page Facebook est marquée en vert (sans restriction ou infraction) dans la rubrique qualité des pages. Ce n’est donc pas cela.
Par contre, dans la rubrique « aide et assistance », au bouton « vos infractions », nous découvrons un message daté du jour même signalant une des publications du site. Celle, trois jours plus tôt, d’un article des plus classiques sur la mobilisation nationale contre la répression subie par quatre enseignant.e.s d’un lycée, à Melle dans les Deux-Sèvres.
Selon la plateforme, cette publication ne respecterait pas les standards de la communauté Facebook. Incompréhensible !
Depuis lors, de nombreux lecteurs nous ont contactés pour signaler la disparition de leurs posts ou l’impossibilité de partager tel ou tel article. Facebook leur indiquant alors : « le lien auquel vous avez tenté d’accéder est contraire aux standards de la communauté ».
C’est donc le site Rapports de force qui devient tout entier un contenu indésirable et n’a plus sa place sur la plateforme.
Une mesure « bombe atomique » s’il s’agissait en réalité d’un seul article qui, selon eux, contrevenait à leurs standards. Nous leur avons envoyé 5 messages et les avons interpellés à trois reprises via Twitter. En vain à ce jour. Facebook ne répond pas.
Une menace sur notre existence
Une telle censure pourrait avoir de lourdes conséquences si elle s’éternisait. À ce jour, Facebook représente à lui seul plus de la moitié de la provenance des visites vers Rapports de force. Pour éclairer le propos, voici quelques données chiffrées.
Sur les 815 000 personnes qui sont venues nous lire depuis le début de l’année, 481 000 avaient d’abord vu la publication sur Facebook. Trois à quatre fois plus que l’ensemble des visites directes sur le site ou celles en provenance des moteurs de recherche.
À titre de comparaison, celles issues de Twitter n’étaient que 20 000 sur la même période. Une goutte d’eau comparativement.
Quant aux venues spontanées sur la page d’accueil pour s’informer des dernières publications, soit directement soit après avoir lu un article, elles ne représentent que 32 000 personnes depuis le 1er janvier.
Tout cela pour expliciter qu’en étant amputée du trafic provenant de Facebook, notre audience reculera très fortement. Probablement jusqu’à son niveau du premier semestre 2019. Mais c’est également la progression que nous connaissons depuis plus de trois ans qui marquera un coup d’arrêt durable. On peut le regretter, le déplorer ou le critiquer, mais depuis notre création, la diffusion sur Facebook a été le principal vecteur par lequel nous avons réussi à nous faire connaître en gagnant, mois après mois, de nouvelles lectrices et nouveaux lecteurs. C’est de cette façon que nous sommes passés de quelques milliers à quelques dizaines de milliers de lecteurs entre nos débuts et aujourd’hui. Et même plus d’une centaine de milliers certains mois.
Les recherches d’alternatives, quelles qu’elles soient, s’avèrent complexes en cela qu’elles se heurtent aux usages des internautes dans leur consommation d’informations.
Cet arrêt brutal du développement de notre audience aura aussi un effet délétère sur la progression des dons à notre journal. Or nous avions fait le choix en 2017 d’un média sans publicités, sans actionnaires, et non payant. Cela pour permettre au plus grand nombre un accès libre à ses contenus.
Pour rémunérer notre travail et développer la rédaction, nous avions fait le pari un peu fou de compter sur les dons volontaires de ses lecteurs. Et donc d’accepter finalement de ne pas ou de mal se payer pendant plusieurs années pour la réalisation de Rapports de force.
Dans cette perspective de vivre des dons des lecteurs, notre seule option est de construire une audience la plus large possible pour obtenir des contributions financières plus nombreuses. Là aussi, notre microscopique budget double tous les ans, parallèlement à la progression de notre audience. Sans pour autant atteindre l’objectif de nous rémunérer autrement qu’à la marge pour le moment. En parvenant à maintenir la même progression que ces trois dernières années, nous pouvions imaginer trouver une viabilité financière à l’horizon 2022. Ce qui signifiait : bricoler encore deux années, en plus des trois années dernières nous. Mais si au lieu de progresser, notre audience et notre visibilité reculent, à minima, nous pouvons projeter que la progression des dons se tarisse. Sans elle, l’abnégation et les sacrifices trouveront leurs limites. Et la possibilité d’un média sur les mouvements sociaux réalisés par des journalistes professionnels avec.
La presse indépendante reste un sport de combat
Pour autant, même si nous vous alertons dès maintenant des conséquences à moyen et long terme de cette situation, nous n’allons pas baisser les bras.
Nous étudions toutes les possibilités que nous pourrions mettre en œuvre pour contrecarrer la décision de Facebook de nous bannir de sa plateforme. Une mobilisation de la profession sur les dangers pour la liberté de la presse que fait peser une telle situation, une campagne des lecteurs, des démarches en justice : nous n’excluons rien. Bien sûr, nous vous tiendrons informés de tout cela et vous solliciterons au besoin.
En attendant, nous allons tenter de continuer à faire notre travail, à vous informer, même s’il faut bien l’admettre : cette histoire nous fait perdre beaucoup de temps et nous limite dans nos capacités à traiter l’actualité comme nous le voudrions. D’ores et déjà, nous allons être obligés de différer de quelques jours ou de quelques semaines une campagne de dons que nous projetions de démarrer le 2 novembre et de faire vivre sur les réseaux sociaux jusqu’en décembre. Un premier effet immédiat et très concret.
Depuis le 7 octobre, un mouvement social important a lieu au sein du groupe ArcelorMittal. La double revendication des salariés est une prime de 2 000 €uros ainsi que la couverture à 100% du salaire par le groupe en cas de recours à l’activité partielle.
Les conditions de travail particulièrement dégradées, liées au sous-investissement et au sous-effectif, sont aussi en toile de fond de cette colère qui s’exprime.
Ce mouvement national, historique dans sa forme, est particulièrement bien suivi en production et impacte l’activité du groupe.
A cette heure, c’est le bras de fer avec une direction générale qui refuse de négocier.
Les syndicats du groupe ont décidé ce matin la poursuite du mouvement et lancé un appel à la solidarité financière.
Vous pouvez adresser vos contributions par chèque à l’ordre de « Coordination Arcelor » et les retourner à : FTM-CGT Comptabilité – 263, Rue de Paris – Case 433 – 93514 Montreuil Cedex.
ICI un Retour sur le conflit en 3 tracts pour aller au délà du silence des médias et de la hiérarchie Mittal qui cultive sur le tas une occultation des différents arrêts de service et outils, jusqu'à feindre leur ignorance...
Ce mercredi 14 octobre la lutte de sidérurgistes, à Dunkerque, Montataire et ailleurs se poursuit.
Le COVID ne doit pas être un prétexte à diviser les salarié-es par l'octroie de prime discriminatoire ou d'un détournement des caisses de chômage partiel au profit de la seule rapacité patronale et actionnariale.
L' engagement des salarié-es d'Arcelor Mittal aurait aussi sa raison d'être là où les pratiques de chômage partiel ne sont pas différentes et dévoient nos solidarités, là où les bénéfices se comptent en milliards d'euros, là où les profits ne se partagent réellement pas.
Les moyens Humains ne sont pas encore satisfaits dans nos établissements de Santé .
Le contrôle du Budget de la Sécurité sociale ne doit pas être cédé à l'état macroniste ou autre.
Tombons les masques médiatiques et engageons la Démocratie Directe !
A compter du 7 octobre prochain, si l'on résume : un nouveau ticket modérateur -pour le désengorgement des urgences et faciliter autrement le paiement d'impayés-, sera discuté à l'assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Déjà annoncée dans la presse, cette mesure devrait se mettent en place début 2021, afin de réduire les files d'attentes aux services d'urgence de nos Hôpitaux.
Cette mesure dissuasive serait de faire payer un peu plus tout usager des urgences si aucune hospitalisation ne devait suivre cette venue !
En ce point, si les "encombrements" des services d'urgences pour la dispense de petits soins, parfois dits de "bobologie" ne sont pas une fiction; il reste à savoir que faire lorsque nous avons une douleur inexplicable, difficile à supporter, une réelle blessure , etc ? :
Les médecins traitants ne se déplacent plus, voire ne peuvent pas nous recevoir ou très rarement.
"Sos médecins" ne bouge plus !
Et dans de nombreux cas, le Samu vous demande d'aller voir votre médecin ou les urgences ...
Bref, il reste la consultation par internet qui est déjà plus que payante et est limitée dans l'opération du soin.
La solution de donner de vrais moyens humains aux services des urgences, tant pour faire un tri des bobos que pour donner de véritables soins ou recherches est encore possible.
Notons que ces soins ne sont déjà pas totalement gratuit et le plan de refuser de vrais malades "non solvables", serait d'augmenter d'autres risques de contagion.
Quant à faire des économies pour l'Hôpital, on rappellera que les achats de fournitures diverses et pharmaceutiques sont soumis à des appels d'offres publics et en ce domaine, des Gros laboratoires profitent et travaillent aisément leur monopole pour être les "mieux disants" ou les seuls prestataires possibles.
Les achats de médicaments pour un seul Hôpital s'opèrent en milliers d' euros plusieurs fois dans une année.
De ces "pseudo-monopoles", découle un vrai scandale de dépenses subites.
Quant au porte-monnaie de l'usager, souvent l'Hôpital l'invite à poursuivre un séjour dans une maison de convalescence privée.
Là aussi, on peut se demander si les prestations de soins et autres y sont toujours présentes ou justifiées. L'usager et la Sécu paient.
Quant à la surfacturation des ambulances taxi - après une certaine heure - là aussi les usagers doivent être avertis puisque souvent ils doivent signer un contrat à la va-vite avant le dit transport...
Bref, pas facile de gérer les bonnes volontés et les "corbeaux" dans nos Hôpitaux.
L'argent de nos établissements, c'est avant tout une somme de nos cotisations sociales ( voir votre fiche de paie) - pour la sécurité sociale.
Et de ce Budget, il serait souhaitable que les salarié-es reprennent le contrôle de sa gestion - comme avant 1950 - afin d'en conserver pour l'après 2020, une maîtrise pour de réelles dépenses solidaires de Santé - de la naissance à la fin de vie - de chacun d'entre nous.
N'oublions pas que le projet libéral et macroniste est de se saisir totalement du budget de notre Sécurité sociale, afin de l'inclure dans l'enveloppe des dépenses de l'Etat puis de le perdre* comme il le veut.