Si il y a différentes manières de choisir une automobile, nous conviendrons de l'ordre suivant :
- Le choix esthétique
- Les capacités techniques du véhicule.
- Son degré d'obsolescence.
La voiture est garantie pour une longue durée de vie ...
- La facilité d'entretien du véhicule.
Ne pas être dépendant du concessionnaire.
Surtout pour changer une simple ampoule...
- Puis selon le "label social" de l'entreprise.
Quelles sont les conditions de travail des salarié-es de la firme ?
Quelle est la politique salariale de l'entreprise ?
Pratique t'elle les délocalisations ?
Pratique t'elle le dumping social ?
etc, etc.
- Et enfin selon son impact environnemental.
Emission de Co2.
Facilité de recyclage.
etc, etc
De cette manière, nous avons défini les règles d'un "commerce équitable" adapté au marché de l'automobile.
Soit des critères de choix pouvant être profitables tant à notre environnement qu'aux salarié-es qui réalisent cet objet.
Reste que contrairement à la Belgique, le "label social des entreprises" est en France resté un simple voeu du candidat Hollande.
Pour en savoir plus , cliquez ici : link
Nous tairons aussi le fait que " l'obsolescence" est surtout une pratique visant à programmer artificiellement la mort des machines avant l'heure; ce afin de veiller au remplacement des dites machines , de garantir de l'emploi ou de vendre plus ...
Quant à choisir son constructeur automobile, les français ont longtemps été des amoureux des petites renaults, comme les italiens des petites fiats, ou les allemands des grosses coccinelles.
Mais acheter Renault ou Volvo , c'était déjà choisir de nouvelles conditions de travail pour l'ouvrier métallurgiste.
Soit un travail à la chaine aliènant chez Renault et un travail plus enrichissant pour le volvoiste travaillant au sein d'une unité autonome réalisant l'auto de A à Z.
Bientôt dans nos murs
Reste qu' avant d'acheter un véhicule Renault ou une réalisation PSA, voire une coréenne, ou une Tata, il s'agit pour nous de bien connaître la politique sociale menée par chaque constructeur et de leur imposer nos critères qualitatifs.
Car aujourd'hui, d'autres critères s'imposent à nous : ceux des licenciements, de la délocalisation , du dumping social, de la mise en concurrence des populations, de la fléxibilité à outrance et la volonté du Medef de nous soustraire les richesses issues de notre salaire indirect .
Ainsi à la mode Capitaliste, le groupe Renault impose déjà sa recherche de compétivité en Espagne.
Nous publions ici même l'expression de la coordination CGT Renault :
Pour une base Renault solide et durable de nos activités industrielles, de recherche, de développement et du tertiaire, il faut d’abord améliorer les conditions de vie et de travail des salariés de notre entreprise !
Dans l’après midi du 6 novembre 2012, la direction a convoqué les organisations syndicales pour une 1ère réunion de « Négociation ayant pour objet de définir les conditions et moyens permettant d’assurer pour Renault en France une base solide et durable pour nos activités industrielles, de recherche et de développement et du tertiaire. »
D’après la direction, le marché européen ne devrait pas revenir à la hausse d’ici 2018 ou 2020. Celle-ci a déclaré : « Vouloir trouver des solutions structurelles et durables. »
Elle considère que les performances industrielles en France restent améliorables par rapport à l’Espagne.
De ce fait, elle considère que si « le cœur de métier de la conception est en France et doit le rester », il nous faudrait améliorer néanmoins les points suivants :
· Les besoins à l’international doivent être assurés localement
· Les doublons entre la France, l’Europe et les autres régions qui pèsent sur l’efficacité doivent être évités.
· La performance de la filière automobile en France dont doit être améliorée
Selon la direction, « RENAULT n’est pas seul dans la recherche de l’amélioration de sa compétitivité en France. Les pouvoirs publics, conscients de l’acuité de la question sont aussi à l’œuvre… »
Toujours selon elle, les enjeux des discussions engagées doivent concerner :
· L’efficacité opérationnelle de performances économique des métiers de RENAULT en France
· L’amélioration de fonctionnement entre usines
· Le positionnement du point mort de l’entreprise
· L’ajustement des prix de l’heure travaillé en France par rapport à nos voisins Européen
· L’efficacité en matière d’innovation
.
Après cette introduction, la direction pose ses conditions :
1. Si pour sa part, RENAULT considère que les engagements pris par les uns et les autres dans la négociation sont compatibles avec les besoins de l’entreprise, la Direction générale pourra s’engager sur des garanties :
2 Concernant des affectations de véhicules permettant d’assurer un niveau d’activité minimum et nécessaire au fonctionnement des usines comme RENAULT l’a fait par exemple le 5 novembre 2012 en annonçant le partenariat pour l’avenir de son site Alpine de Dieppe
3 Concernant une définition claire et stable du cœur du métier de RENAULT en ingénierie et fonctions tertiaires que l’on doit maintenir en France, permettant de donner ainsi une vision long terme du niveau de compétences nécessaires.
4 Relative à un plan d’action sur l’amélioration sur la qualité de vie au travail, gage de l’efficacité collective et de la préservation de la santé de chacun
Plusieurs remarques CGT s’imposent :
1. La direction profite du contexte actuel dans le pays, mais aussi du chantage exercé sur les syndicats et salariés Espagnols visant à obtenir de nouveaux moins disant sociaux après ceux déjà consentis en 2009 (Travaillé plus, payé moins, embaucher de nouveau salariés à 65% du salaire des actuel CDI).
Le 23 octobre dernier, Carlos Ghosn a « d’ailleurs informé les syndicats que sans accord social, le plan industriel sera assigné dans d’autres usines de RENAULT… »
2. Encore exprimé de manière implicite, la direction propose d’aborder dans le même esprit qu’en Espagne (en s’inspirant des mêmes recettes) un accord portant sur la Performance tous métiers, le Temps de travail, la politique de rémunération, la productivité tous périmètre… Pour au final ne s’engager sur rien, si ce n’est respecter ses seules obligations encore inscrites dans notre code du travail : Obligation de fournir du travail à ses salariés, définir clairement les missions de l’entreprise (métiers compris) et obligation de résultats en vu d’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés.
3. D’un côté, la direction dit vouloir obtenir travailler des réponses structurelles compte tenu de marché Européen qui ne devrait plus connaitre d’évolution avant 2018, voire 2020. Dans ces conditions, ou la direction va-t-elle chercher les volumes de production promis en Espagne et ceux qui pourraient peut-être affectés dans nos usines ?
Réponse direction : En gagnant des parts de marché qui ne représenteraient de toute façon pas de forts volumes et sortir des véhicules qui n’existent pas… Sic !
Conclusions CGT :
Comme la CGT l’a montré dans son intervention (voir document CGT Renault sur son site internet), on ne solutionnera pas les problèmes de notre entreprise en nous imposant et en amplifiant les recettes qui ont montré leurs dégâts sociaux, mais aussi leur non-sens économique (externalisation, délocalisation, réduction des temps de pause…) engendrant l’absence de débouché pour notre entreprise. L’Espagne est d’ailleurs un bon exemple dans le domaine.
Ce dont nous avons besoin, c’est précisément de s’appuyer justement sur les hommes et les femmes de l’entreprise, sur leur intelligence, leur savoir-faire, leur investissement pour un travail de qualité qui répondent à la fois, aux besoins des populations et aux enjeux écologiques.
Les salariés ne sont pas un coût, mais un investissement sans lequel il n’y a pas de richesses créées et donc une entreprise qui n’aurait rien à vendre.
Il fut un temps où l'on rêvait des châteaux en Espagne .






