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Médialogue

18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 00:00

l’Assemblée Générale du syndicat CGT de la Base de Défense de Creil s’est tenue le vendredi 25 janvier 2013  en présence de Virginie Bertrand, membre du bureau fédéral et interlocutrice CGT auprès du CMG St Germain.

Il est à signaler la bonne participation des syndiqués (22 présents)

ba1102013.JPG

 

Rapport d’activité.


Suite à la lecture du rapport, le débat est engagé.


Plusieurs sujets ont alors été abordés :

Sur la situation nationale, qui malgré l’élection d’un nouveau président de la République, n’a pas bouleversé fondamentalement les politiques menés par le gouvernement Sarkozy. Les salariés constatent qu’ils sont toujours les seuls à payer la crise financière, alors que les responsables sont épargnés.

Il est rappelé le bon score national et régional de la CGT lors des élections dans les TPE. Ces résultats démontrent d’une part le travail réalisé par les militants, et d’autre part l’intérêt des salariés, même les plus isolés pour un syndicalisme fort et revendicatif.

L’ambiance générale fait apparaître un climat de morosité, de doutes et de désarroi.  L’absence de visibilité sur l’avenir de la BdD de Creil maintient les personnels dans l’expectative, plusieurs dizaines de postes civils et militaires sont supprimés en 2013. La majorité des établissements composant la BdD de Creil sont concernés.

Il est expliqué à l’assemblée les raisons de la transformation des temps syndicaux attribués au départ  (0,46 ETP), sous la forme de « Crédit d’heure » annuel non nominatif.

Après plus d’un an de mise en place des différentes instances  (CTL, CAO, CAPL) les élus présents ont  rendu compte de leur première année de mandat.

L’inquiétude des camarades  qui travaillent à l’entretien des sépultures et nécropoles militaires (ONAC) de Coudun est grandissante concernant leurs activités ainsi que leurs missions. Dans leur établissement  2 personnels sur 7 sont proches du départ à la retraite et il n’y a aucune perspective d’embauche.

  

50ème congrès confédéral du 18 au 22 mars 2013 Toulouse

  

Il a été rappelé l’importance de la participation des syndiqués. Chacun a la possibilité d’annoter ses réflexions, questions… sur un questionnaire qui est dans votre dossier. Un espace est mis en place sur la page d’accueil du site de la CGT. Pierre Jouvhomme fera parti de la délégation fédérale.

Rapport financier (arrêté au 31 décembre 2012)

Les camarades de la Commission Financière de Contrôle nous font part de leurs remarques :

-  La bonne tenue du livre de comptes avec les pièces comptables (factures) présentes.

-  D’une trésorerie saine avec un solde positif pour 2012.

Concernant les nouvelles obligations comptables, notre syndicat étant sous le seuil des 2000 euros de ressources, il n’est pas nécessaire de tenir une comptabilité avec un logiciel comptable, seul un livre de comptes est nécessaire.  Toutefois, nous allons certainement franchir le cap des 2000 euros pour 2013. Il est donc rappelé la nécessité de respecter certaines règles aussi bien statutaires que financières sous peine de risque de poursuites. C’est la rançon du succès…

Le bilan financier est approuvé à l’unanimité.

  

Syndicalisation et déploiement

Pour l’année 2013, Il est à noter qu’à ce jour, nous avons 4 nouvelles adhésions (2 OE et 2 AA). C’est  encourageant. Il y a un potentiel de personnel qui apprécie l’action du syndicat, le résultat en voix pour  notre syndicat  lors des élections de décembre 2011 en est la preuve (58 voix au CT de BdD).

Cotisation au 1% : Afin d’être en conformité avec les statuts de la CGT, il avait été décidé à l’unanimité lors de notre précédente AG d’arrivée au 1% pour tous d’ici fin 2012.

Avec une dernière augmentation en janvier, c’est chose faite. Avec un travail d’explication cela n’a posé aucun problème.

 

Formation syndicale :

En 2012, 7 camarades ont participé  à des formations dispensées par l’UL de Montataire et par notre Fédération.

Afin d’offrir l’acquisition de base de l’histoire de la CGT, il a été décidé que chaque nouveau syndiqué se voit offrir une Formation d’Accueil du Nouveau Syndiqué lors de l’adhésion.


Comités sociaux.

Décembre 2013 sera un mois important avec le renouvellement du comité social de Creil. Chaque syndiqué sera sollicité pour une éventuelle candidature. Il nous faut aussi impliquer les personnels sympathisants  pour diversifier notre liste. Il y aura deux collèges, un « cadre » et un « ouvrier-employé ».

Pour rappel, au niveau national la CGT est la 2ème organisation syndicale. A ce jour, le contour des Comités Sociaux n’est pas défini.

 
Bureau Syndical 

  IL  a été acté de tenir régulièrement des réunions de bureau. Aucune réunion ne s’est tenue en 2012 !!! Cela est dû entre autres à un manque d’organisation. Un calendrier prévisionnel de date va être proposé.



Statuts du syndicat :

Ils sont modifiés suite à la création de deux sections syndicales, une à l’EGI Creil et l’autre à l’EAR Taverny. La composition du bureau syndical est modifiée.

Les établissements de la place de Compiègne (EEM, DSN et CSN) sont supprimés des statuts suite à leurs fermetures.

Il est fait appel à des volontaires pour faire partie du bureau syndical, ainsi qu’un trésorier adjoint


L'AG s'est clôturée à 13h.
Le buffet froid suivant a ajouté à la convivialité du jour.

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 16:57

hop14b.jpg

 

Ce 14 février 2013, les Hospitaliers de Creil / Senlis ont mené une nouvelle action grand public à la porte de l'autoroute Senlis / Paris en plus d'un fort mouvement de grève au sein de leur établissement.


Une belle Action revendicative pour l'emploi et la défense du service public de Santé.


Ce même jour, les métallurgistes d'Arcelor Mittal Montataire marquaient un arrêt de travail des lignes de galvanisation pour une réelle politique d'embauche, le pouvoir d'achat et contre la casse industrielle.

Un appel d'une collecte de solidarité pour PSA Aulnay , client d' arcelor mittal montataire, est également mis en oeuvre sur ce site.

A suivre...

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:06

Actualité oblige.

namur.jpg

Les images issues de la manif des sidérurgistes d’Arcelor Mittal à Namur où la violence policière s’est fortement exprimée nous appellent à  réfléchir nos manifs et à  définir les objectifs de communication de tels évènements.


 « Se faire entendre n’est pas répondre à une provocation. »

Dans cet état d’esprit, nous publions ici quelques arguments - rédigés par Moriel - sur les modalités d’action s’inscrivant dans une stratégie de désobéissance civile :
  


On ne s’improvise pas désobéissant collectif.
Ça se travaille. Dans le désordre et la discipline
.

 

« Je me suis rendue à un stage de formation à la désobéissance civile pour connaître les outils de ce mode d’action qui privilégie l’organisation aux dépens de la spontanéité. Il permet de casser les routines des modes traditionnels de revendication – comme une manifestation ou un rassemblement – qui, s’ils sont nécessaires dans un premier temps, sont insuffisants par la suite et minent souvent le moral des « troupes ». Ils doivent alors s’accompagner d’actions plus radicales qui dépassent l’objectif d’information et d’expression d’une opposition pour bloquer un fonctionnement : faire perdre du temps, de l’argent à nos ennemis ou les discréditer aux yeux de l’opinion publique.

 

Campagne et stratégie collective

   


Ce type d’actions requiert une stratégie collective : il doit y avoir des paliers dans la lutte. Les désobéissants appellent ça une « campagne », c’est-à-dire un plan d’action. Si on s’accorde sur le fait qu’une poignée de gens ne fera pas tomber le capitalisme et qu’il faut se faire davantage d’alliés que d’ennemis, il faut passer d’abord par des actions légales, même si on les sait inutiles : cela légitime par la suite les actions plus radicales aux yeux de l’opinion publique. Cela met des personnes de notre côté lors de la phase légale des opérations, augmentant ainsi le nombre de gens susceptibles de nous rejoindre dans la radicalité. L’objectif peut ne pas être uniquement l’abolition du capitalisme, vaste programme un peu décourageant par son ampleur, même s’il est présent dans le discours.
 

Avant de passer à l’action, les désobéissants privilégient rassemblements, manifestations, pétitions, lettres aux élus.

 

Lorsque vient le moment de l’action, elle est mûrement réfléchie et réclame une organisation méticuleuse en amont. Au cours du stage auquel j’ai participé, un grand jeu de rôle nous a donné un aperçu des conséquences du manque de préparation et d’organisation d’une action. Un groupe de manifestants devait occuper une préfecture, il en était empêché par les forces de l’ordre. Les participants au jeu étaient soit des agents des forces de l’ordre, soit des manifestants, d’autres avaient un rôle inconnu des autres joueurs. Dans le feu de l’action, on a pu se rendre compte – alors que ce n’était qu’un jeu – quelle importance peut prendre le climat émotionnel généré par une situation inhabituelle : beaucoup de bruit, de stress, ce qui laisse davantage de place à l’impulsivité, aux sentiments, à l’irrationnel, à l’émotionnel plutôt qu’à la raison, aux gestes et aux paroles maîtrisés. Chacun a sa stratégie qu’il considère comme la meilleure. La confusion qui en découle aboutit à des divisions dans les rangs des manifestants. S’organiser en amont permet plus de sérénité, chacun sait ce qu’il a à faire, à dire, et jusqu’où il peut aller dans les initiatives nécessaires pendant la durée de l’action. Cela favorise l’émergence d’une force collective bien utile pendant l’affrontement.

 

S’organiser, c’est décider ensemble des objectifs de l’action, se choisir une cible et trouver les moyens humains et matériels pour arriver à ses fins. Lors du stage, on apprend que ça ne s’improvise pas, que ça nécessite de se former aux techniques d’élaboration d’une stratégie et de préparation des actions. L’animateur du stage, par ses expériences et sa connaissance du sujet, nous a transmis, dans le temps limité d’un week-end, un peu de son savoir. Il nous a donné une grille de questions à se poser et d’éléments à prendre en compte pour préparer l’action. Cela va du repérage des lieux, du contexte, du matériel à la répartition des rôles.
Les participants se répartissent les rôles selon leurs compétences, leurs forces, leurs faiblesses et leurs envies. Les « actions désobéissantes » ont l’avantage de concerner un éventail large de la population, jeunes, vieux, personnes en petite forme physique… Tous étaient présents au stage et prêts à s’investir dans des modes d’actions radicaux touchant à l’illégalité. La conception « désobéissante » du militant est intéressante car elle fait appel à leur condition d’homme et non à un surhomme héroïque, prêt à tout pour la cause. Elle casse l’image religieuse et orthodoxe du militant qui fait de ses activités une vocation religieuse pétrie de sacrifice, de douleur, de souffrance. Un « militant désobéissant » a des limites et il les connaît. Il va choisir son rôle dans l’action. Il ne va pas s’enchaîner à une grille s’il a trop peur, ne va pas se suspendre à un arbre s’il a le vertige. Il préférera peut-être prendre soin du confort physique et moral de celui qui est attaché (l’activiste) en lui apportant de l’eau, à manger, des vêtements s’il a froid, en le tenant au courant du déroulement de l’action. Il aura le rôle d’« ange gardien ». Les médiateurs, eux, sont chargés du dialogue avec les adversaires : forces de l’ordre, patrons, Il sont censés maintenir un climat serein pour retarder l’évacuation par les forces de l’ordre et faire durer l’action en temporisant et en expliquant la lutte, les revendications… Il y a aussi les preneurs d’images (photographes, cameramen), chargés de relayer l’action auprès des médias indépendants. Les référents-presse s’occupent du contact avec les journaux régionaux, voire nationaux. Ils vont transmettre aux médias le contenu des revendications portées par les participants de l’action.

 

 

Les non-violents et les forces de l’ordre

 


Les désobéissants sont conscients de la répression policière à l’encontre des opposants à l’ordre capitaliste, cet ordre qui privilégie les intérêts d’une minorité (actionnaires, multinationales, banques) aux dépens de la collectivité. Pourtant, ils prônent aussi la non-violence face à des CRS, montrant ainsi qu’ils reconnaissent la personne humaine avant son rôle social. Ils pensent que c’est à la fonction qu’il faut s’attaquer, et non à la personne. Que les forces de l’ordre sont des travailleurs au bas de l’échelle, des pions comme d’autres, pris au piège du salariat. Cette attitude met en évidence la contradiction qui existe en chacun de nous, à savoir que, même si on cherche à s’émanciper de cette société, on en est tous le produit et nos façons d’être et d’agir dépendent souvent de son fonctionnement. Ainsi, des travailleurs d’une usine polluante qui doit fermer vont se mobiliser pour sauver leur usine, alors qu’elle est nuisible à leur santé et à l’écosystème.


Dans cette logique, les désobéissants ne considèrent pas que les agents des forces de l’ordre sont tous sadiques, même s’il y en a parmi eux. Ils ne pensent pas non plus qu’ils ont tous choisi ce métier pour le simple plaisir de frapper leurs contemporains. Réagir de façon non violente, en faisant preuve d’empathie et en favorisant le dialogue avec les forces de l’ordre, participe à enrayer l’escalade de la violence et aide à l’efficacité de l’action. La violence des manifestants rend légitime et valorise, aux yeux de la population, la fonction répressive des flics. Un manifestant non violent va davantage les surprendre, les renvoyer dans leur contradiction. Et puis, les désobéissants soutiennent l’idée que la stratégie non violente peut induire une division parmi les agents des forces de l’ordre. Il y aura ceux qui continuent à être agressifs et d’autres, plus modérés, qui finissent par se prendre de sympathie pour le manifestant.


Enfin, même s’ils reconnaissent que leur posture non violente n’empêche pas toujours les violences policières, elle peut, avec les techniques qu’elle suppose (le poids mort qui bouge encore, la tortue, le train), faire perdurer l’action et retarder l’évacuation par les forces de l’ordre.

 

 

 
Les rapports avec la presse

 


Les désobéissants sont conscients que les médias appartiennent à des grands groupes industriels qui sont complices du système en place et desservent l’intérêt de l’être humain au nom de gains financiers. Cette situation ne garantit pas l’objectivité de l’information et peut entraîner la désinformation. Cependant, la réussite des actions non violentes repose en large partie sur leur médiatisation. C’est un moyen de sensibiliser l’opinion publique sur le combat qu’ils mènent et qui légitime la désobéissance. La présence de la presse permet aussi de limiter, voire d’éviter les interventions musclées des forces de l’ordre.

 

Pour finir, lors d’une action désobéissante, les divergences sont mises de côté au profit d’un objectif commun. Ce type d’action consolide les liens entre militants et donne un côté plaisant au militantisme.


Nos milieux libertaires devraient s’inspirer de ces différentes formes d’action et des acteurs qui les mettent en pratique car ils sont souvent engagés dans les mêmes combats. Je pense nécessaire de sortir de notre microcosme, enfermés que nous sommes dans une posture puritaine qui nous éloigne du commun des mortels. Pour cela, nous devons nous débarrasser d’une vision puriste et manichéenne de l’engagement selon laquelle il y aurait ceux qui veulent changer le système et ceux qui font semblant de le vouloir et qui en sont les complices ! Nous devons rechercher des alliés dans les luttes. Le challenge du libertaire n’est-il pas de porter, au sein de ce terreau de résistances, un discours sur la nécessité de créer société, plus juste et égalitaire, émancipée de tout pouvoir et de toute domination ? »


 

 

Moriel (extrait du Monde Libertaire. janvier 2013)

Vos commentaires sont evidemment les bienvenus ...

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:43



cph.jpg

 

 

Comme chaque année, nos Conseillers prud'homaux ont tenu leur assemblée de rentrée.
L'alternance de la Présidence du Conseil devait en 2013 revenir sous l'égide du collège salarié.

Dans les sections, l'inverse devait évidemment s'opérer.

Notons que dans chaque section, l'attribution d'une présidence ou vice-présidence est déterminante pour tenir la police des audiences, la police des délibérés, puis assurer la maîtrise des jugements.

En effet, lors d’une rédaction de jugement, le rôle primordial du président d’audience est de bien motiver les décisions retenues pour condamner ou au contraire débouter, de faire également en sorte que le jugement soit facilement exécutable.


Rappelons que 
les moyens alloués à cette juridiction ont déjà subi la " Vague DATI" et une réforme donnant aux conseillers prud'homaux plus de difficultés à exercer de bonnes études de dossiers...


Malgré ces mauvaises conditions de travail, la juridiction des prud'hommes permet encore d'allouer quelques réparations aux divers préjudices subis par les salariés, tant sur le plan financier que sur le plan moral.

 

Reste que les vraies batailles à mener contre les méfaits d'un patronat d'arrière garde
se construisent et se gagnent d'abord dans l'établissement ou l'entreprise!





ASSEMBLEE GENERALE du CPH de CREIL.
le 18 janvier 2013



 Déclaration du Président du Conseil 2013 :
Joel Barra ( collège salarié. élu CGT)


ag2013
(A gauche de la photo)

 

"Après la clôture de l’année judiciaire 2012, nous ne pouvons que constater que les problèmes récurrents auxquels nous sommes confrontés sont toujours d’actualité et ce malgré les demandes formulées depuis plusieurs années, et même amplifiés depuis la réforme de 2009.

Si nous n’avons dans le département de l’Oise, pas été touchés au niveau CPH, par la réforme de la carte judiciaire, pour autant celle-ci aura eu un impact sur les conditions d’exercice et de travail tant des conseillers que du personnel du greffe avec le départ de certains tribunaux d’instance entraînant la restructuration des bâtiments.

Nous ne reviendrons pas sur la bataille menée par le CPH de Creil et ce pendant de longs mois afin d’avoir des locaux adaptés pour exercer correctement leur fonction.

Pour autant les autres problèmes soulevés lors des AG précédentes sont plus que jamais d’actualité.

 

-un problème récurrent de personnel :

Comme je l’avais signalé, l’effectif du greffe est passé de 6 à 2 pour être à l’heure actuelle de 3.

Si nous bénéficions de renforts ponctuels de vacataires, nous considérons que cela n’est ni une solution, ni ne résout en rien les problèmes si ce n’est de rattraper le retard et ce pendant une durée assez courte.

Aussi nous réitérons notre demande qui est d’un effectif minimum de 4 agents (2 greffiers, 2 agents C) pour fonctionner correctement.

Je me permets avant de continuer de remercier l’ensemble du greffe pour le travail effectué et ce dans des conditions plus que difficiles.

 

-un manque cruel de juges départiteurs :

En effet malgré l’arrivée de Mr Thebaut, que je tiens à remercier, il est incontestable que nous sommes toujours très loin du délai légal de 1 mois tel que stipulé dans le code du travail.

Dans le même ordre d’idée, la non application des dispositions réglementaires concernant la tenue d’une audience de conciliation prévoyant la tenue d’une audience par semaine tel que prévue par l’article R1454-8 du code du travail et qui permettrait si il était fait application des pouvoirs alloués ainsi que par différents arrêts( Durafroid du 5 décembre 2007), d’alléger et de préparer au mieux les bureaux de jugement. Nous savons que les motifs invoqués sont purement économiques et par souci de pallier le manque d’effectif du greffe par une restriction du service public.

Justification que nous n’acceptons pas surtout à une période ou le chômage ne cesse d’augmenter.

Nous demandons instamment la tenue d’une audience de conciliation.

 

-Pratique en matière d’ordre d’audition des affaires :

Sur ce point, il semble nécessaire, s’en s’étendre que, devant certains incidents d’audience, de rappeler :

Suite aux élections de 2009, les Bâtonniers du département de l’Oise avaient été avisés que les membres des Conseils de l’Oise, seraient amenés pour certains, dans la police de l’audience qu’ils ont en charge, à entendre les affaires dans l’ordre du rôle ainsi que demander la comparution des parties, Pour autant qu’il ne serait jamais refusé d’accéder à une demande circonstanciée justifiée par des contraintes particulières, qu’elle émane des parties ou de leur conseil.

Nous avons pleine conscience du rôle essentiel des avocats dans le système juridictionnel français et des obligations professionnelles qui leur incombent, comme à la quasi-totalité des justiciables ou assistants, présents aux audiences, aussi chaque fois que cela fut possible, notre juridiction a tenté de limiter les contraintes liées à la longueur des audiences.

Pour l’heure, il nous apparaît que notre démarche est à la fois légitime et garante d’équité dans le procès. Aussi nous regrettons de voir certains avocats s’arroger le droit de générer des incidents lors des audiences sur ce sujet, au mépris du respect dû à la justice et de l’obligation de courtoisie, de réserve et de modération qui leur sont dévolues par les règles de déontologie qui leur sont opposables et par les dispositions de l’article 439 du code de procédure civile.

Que seule une disposition légale ou réglementaire explicite en la matière serait susceptible de s’imposer à la juridiction, à l’exception de tout prétendu usage.

Qu’enfin l’article 438 du code de procédure civile donne pouvoir au président  d’audience, et non aux parties ni à leurs représentants, d’assurer la police de l’audience.

 

Devant ces difficultés, et à l’aube de année 2013, et puisque c’est la période des vœux, que nous ne souhaitons pas voir rester sans lendemain, nous demandons mais fermement :

·         Le renforcement des conseils de prud’hommes en moyens humains et matériels

Concernant le CPH de Creil : un effectif de 4 au minimum plus un greffier en chef

Un achat de codes du travail (un  par section)

Achats codes : commerce, rural …

 

·         L’organisation des élections prud’homales en décembre 2013 :

Compte tenu des calendriers des échéances électorales politiques, il paraît opportun d’organiser les élections prud’homales en décembre 2013, même si une loi prévoit le report au plus tard d’ici 2015.

Organiser par le principe d’une élection démocratique au suffrage universel pour élire les juges prud’homaux.

Avoir une meilleure organisation afin de permettre à tous les électeurs de pouvoir voter comme cela se fait lors des élections professionnelles.

 

·         Abandonner toute volonté de rétablir les articles 2 et 3 du décret n° 2009-2010 du 25 août 2009 relatif aux moyens alloués au juge prud’homal

Si ces articles ont été annulés par décision du Conseil d’Etat du 21 octobre 2011, suite à un recours déposé par la CGT, nous demandons au Conseil Supérieur de la Prud’homie l’abandon de toute nouvelle rédaction tendant à réduire les moyens du juge.

 

·         Abrogation de l’article R1452-6 du code du travail portant sur l’unicité de l’instance

Ce principe n’existe qu’en droit du travail, pour éviter une succession de demandes des salariés devant le juge.

Règle archaïque qui prive le salarié de la réparation de ses droits.

 

·         Réunion du Conseil Supérieur de la Prud’homie :

Afin de traiter l’ensemble des points soulevés, demandons au Conseil, censé permettre une harmonisation de la gestion des Conseils, de se réunir rapidement. Aucune réunion n’ayant eu lieu depuis septembre 2011 !

 

·         Abrogation des 35 et 150 euros :

Demandons l’abrogation de ces contributions pour les justiciables afin de permettre l’accès à la justice et la gratuité pour les salariés.

A cet égard, dans l’attente, nous demandons dans la mesure du possible, et dans certains cas tels que procédure collective, d’inciter à la jonction des affaires même si cela aura pour incidence, de « fausser les statistiques »et sur un plan purement financier de « réduire les recettes de l’état ».

 

·         Restauration de l’article R517-10 du code du travail sur le ministère d’avocat au conseil obligatoire :

Abrogation de cet article rendant obligatoire le recours à un avocat au Conseil pour tout pourvoi devant la Cour de Cassation qui vu le coût occasionné empêche de nombreux recours et pire de se défendre. De fait rend l’accès à la justice, inégalitaire.

 

·         L’aide juridictionnelle :

Demandons l’augmentation substantielle de cette aide et une accessibilité facilitée permettant aux personnes en situation de précarité financière qui veulent faire valoir leurs droits devant la justice, de se faire assister dans de bonnes conditions.

 

·         Renforcement des actions collectives

Permettre une action de groupe comme programmé dans le projet de loi sur la protection du consommateur, afin de permettre une action collective par une organisation, qui serait exécutoire pour l’ensemble des salariés concernés, et permettrait d’éviter de passer par d’autres tribunaux tel TGI dont on sait que l’assistance est obligatoire (avocat) et engendre de fait un coût pour le justiciable.

 

 

·         Application d’une audience de conciliation  par semaine en application de la législation.

 

·         La tenue d’élections partielles

Au cas où à notre demande d’élections fin 2013, il ne serait pas répondu favorablement, nous demandons que soit procédé à des élections partielles suite à des démissions justifiées par différentes raisons, et rendant plus que difficile le fonctionnement et ce malgré la possibilité de détachement d’un autre conseiller mais limité en durée.

Pour Creil, sections concernées :

Encadrement, agriculture, activités diverses.

 

·         La comparution des parties :

La procédure est l’affaire des parties avant tout. La comparution de celles-ci, sauf motif légitime est vivement conseillée comme stipulé sur la convocation du bureau de conciliation. De plus, elle permettrait d’avoir une vision plus « claire » de la réalité des faits.

 

·         1 ou 2 juges départiteurs supplémentaires.

 

A cela, comment passer sous silence, la signature récente de l’ANI (accord national interprofessionnel) qui aura des répercutions on ne peut plus néfaste, pour le monde du travail et judiciaire.

En effet :

L’accès à la justice est le corollaire de toute société démocratique qui se respecte.

Le récent accord national interprofessionnel constitue à cet égard une régression notable qui organise le contournement du juge.

A titre d’exemples, on notera :

-la mise en place d’un barème forfaitaire d’indemnisation en conciliation, dissuadant le juge d’exercer son contrôle et son obligation rappelée par la Cour de Cassation de s’assurer que les parties sont informées de leurs droits respectifs. Une telle forfaitisation s’oppose en outre au principe de la réparation intégrale des préjudices subis par le salarié par la perte de son emploi et le non-respect de ses droits.

-le raccourcissement des délais de prescription à deux ans de manière générale. Un an en cas de licenciement économique collectif et 3 ans au lieu de 5 actuels s’agissant des rappels de salaire et heures supplémentaires.

-la faculté pour l’employeur de réduire le temps de travail ou la rémunération des salariés sur accord collectif, le refus devant s’analyser en un licenciement économique dont le contrôle échapperait au juge.

- le renvoi à l’homologation par l’inspection du travail des plans dits de »sauvegarde le l’emploi », laquelle homologation serait tacite en cas de d’absence de réponse, hypothèse qui devrait être majoritaire tant on sait que les ressources humaines des directions du travail sont insuffisantes pour les tâches actuelles. Par ailleurs, le recours à une telle homologation retirera la compétence au juge judiciaire au profit des juridictions administratives et n’est pas sans rappeler le labyrinthe procédural dans lequel devaient s’engager les salariés lorsque les licenciements économiques étaient soumis à autorisation.

-la prévision de discussions avec le concours des pouvoirs publics, sur une différenciation au sein du Code du Travail entre règles de forme et règles de fond est tout autant inquiétante et laisse entrevoir une nouvelle tentative de neutralisation du juge judiciaire.

 

Au vu de ces quelques illustrations, car il faut bien l’avouer, la liste est longue et en grande majorité dans le même sens, il convient d’appeler de nos vœux, eux aussi les plus sincères, qu’aucune loi retranscrivant ces dispositions ne voit le « jour ».

 

 

 

Comme vous le voyez, nos constats et propositions ne manquent pas, et devant les disfonctionnements évidents et l’éventualité, que nous réfutons, de la législation, nous ne pouvons que souhaiter, plus que vivement, que nos propositions non seulement soient entendues mais surtout prises en compte.

 

Pour terminer, je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2013 ainsi qu’à vos proches

Et remercie tant le personnel du Greffe que l’ensemble des conseillers pour le travail fourni. "

 

Joel Barra .
 

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Orgue de Barbarie :

 
 



L'Orgue de Barbarie a été l'une des premières machines à utiliser un Code Binaire
pour retransmettre un message musical.
 
ICI même vous trouverez
un de ses avatars du XXI ème Siècle
         
         
                  
En ce point, vous pouvez nous envoyer
vos suggestions musicales au lien suivant :
             
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