Marine Le Pen a dit:
"Les syndicalistes baladent les salariés et les escroquent, ils sont les collaborateurs du patronat, sont au garde-à-vous devant le gouvernement, sont complices du système, des délocalisations et de l’augmentation massive du chômage."
Vous reconnaissez vous dans cette description ?
Si vous êtes à la CGT, il y a 99,9 % que la réponse soit négative.
Le programme du FN dit :
"Les modalités d'élections des représentants des salariés seront revues. Des syndicats plus représentatifs travailleront mieux à la réelle défense des intérêts des salariés : ils seront en effet plus à même d'entrer dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de forces (grève, manifestation) pour pallier leur manque de légitimité..."
Des mesures hostiles à la revendication ou à la remise en cause des conditions de travail ou du partage des richesses issues du travail de chacun se dessinent bel et bien là.
Déjà , le "Code du travail" qui autorise encore une certaine défense du salariat est - ces jours-ci - fortement remis en cause par le Medef et les valets hollandais du parti socialiste .
N 'attendons donc pas ce "nouveau" soutien au Medef que lui apporterait un vote Front national aux prochaines élections, régionales et suivantes.
Un "Code du travail" de nouveau révisé à la sauce d'un "capitalisme libéré" redéfinirait le pouvoir disciplinaire de l'employeur et changerait grandement nos vies dans nos établissements et foyers.
Cette révision - en outre - effacerait notre ultime protection contre le licenciement immédiat - quasi de faciès.
( Déjà en cours dans d'autres pays, où l'employeur est autorisé de rompre le contrat de travail d'un salarié sans aucune explication )
En conséquence, un salarié conscient de ses derniers droits ne peut aucunement voter "Front national" ou renouveler un "contrat de bonne foi" avec des élu-es qui nous ont déjà dans un passé proche mis sous silence.
Faites le savoir !