Le fabricant suédois d'électroménager Electrolux a annoncé lundi 22 octobre 2012 son intention de céder ou fermer dans les 2 ans son usine de lave-linge à Révin, dans les ardennes.
En réaction à cette annonce, les 419 salariés du site de Revin se sont mis en grève.
Le mercredi 24 octobre, les salariés du groupe se sont donnés rendez-vous à Senlis - siège social du groupe - afin de manifester en parallèle du comité central d'entreprise extraordinaire.

Venus en cars depuis Revin, près de 400 salariés du fabricant d'électro-ménager accompagnés de quelques habitants ont été accueillis par une centaine d’employés du siège d’Electrolux à Senlis et de notre Union locale.
"Nous menons une bataille sur le long terme pour sauver nos emplois, il ne s'agit pas de perdre de l'argent bêtement en faisant des grèves inutiles mais l'ensemble du personnel reste déterminé à ne pas se laisser massacrer sans réagir", a expliqué Lysian Fagis, porte-parole de l'intersyndicale.
Selon le syndicaliste, le personnel a décidé jeudi en début d'après-midi de reprendre normalement le travail dès lundi après un vendredi de RTT.
La direction du site Revinois - elle - ne parle que de "reprise et de repreneur"
"Nous allons être responsables et déterminés face au cynisme d'Electrolux qui annonce dans le même temps des bénéfices de 115 millions d'euros et la mort de 419 personnes et qui ose communiquer sur "l'Origine France" de nos machines", ont souligné les élus du personnel.
En août dernier, Electrolux vantait sur son site internet le label "Origine France garantie" des machines produites à Revin. "66% des Français annoncent être prêts à payer un peu plus cher (5 à 10%) si le produit qu'ils achètent est fabriqué en France, l'accès à "l'Origine France Garantie" est une récompense bien méritée", pouvait-on lire sur le site.
Notons que l'usine de Revin avait été touchée en 2010 par la délocalisation de la production de Faure, la marque d'entrée de gamme des lave-linge d'Electrolux, vers le site d'Olawa en Pologne.
Elle conservait les marques Electrolux et AEG qui vont donc aussi migrer vers la Pologne...
A ce jour, un nouveau nom s'imprime peu à peu dans les médias: les Martins!
Mercredi prochain le cabinet Montebourg rencontrera les représentants syndicaux et les élus locaux.
Mais le désaménagement industriel de nos territoires est une nouvelle fois à l'ordre du jour, et en arrière plan se pose la nécessité de nouveaux droits salariaux s'opposant à ces mauvais plans de gestion capitaliste.
Le Temps est donc - bel et bien - à l'action syndicale !
photos: Christian Feuillette




