Le COMITE de DEFENSE et de DEVELOPPEMENT de l’HÔPITAL PUBLIC de CREIL communique :
REUNION PUBLIQUE A CLERMONT
« NOTRE SANTE EST EN DANGER»
avec la participation de Albert BENSMAN, Professeur néphro-pédiatre (Hl Trousseau)
et de Jacques MILLIEZ, Professeur de Gynéco-Obstétrique (Hl Saint Antoine)
La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités rappelle :
- sa ferme opposition aux restructurations hospitalières qui détruisent l'aménagement du territoire et qui multiplient les inégalités territoriales et sociales d'accès aux soins.
Elles s'accompagnent de fermetures de services de Médecine, Chirurgie et Obstétrique, de réductions de lits, de déqualification, de suppression de personnels, d'aggravation de leurs conditions de travail et de fermetures de centres d'IVG.
- la nécessaire abrogation de la loi Bachelot-HPST et la mise en œuvre d'une vraie démocratie sanitaire à l'échelon des régions et des territoires de santé
- sa volonté de combattre les inégalités territoriales et sociales d'accès aux soins,
- les écarts de densité médicale ne garantissant plus la permanence des soins ambulatoires.
-la Tarification à l'Activité (T2A) et l'objectif de convergence tarifaire Public-privé, sources de déficit et d'endettement pour les hôpitaux publics mis en situation de concurrence déloyale par rapport au secteur privé lucratif.
- Les partenariats public-privé imposés aux hôpitaux publics par les autorités sanitaires.
- L'accumulation des restes à charge: forfaits, franchises, déremboursements de médicaments....
- Le transfert vers les mutuelles et les assurances privées de la couverture des risques santé.
- Les dépassements d'honoraires.
- Les multiples exonérations de cotisations sociales accordées au détriment de l'équilibre des comptes de la Sécurité Sociale.
- Les atteintes aux prises en charge des affections de longue durée et de la perte d'autonomie.
- Les déserts médicaux et le manque de spécialistes dans les hôpitaux publics sur TOUT LE TERRITOIRE
- son attachement à la défense prioritaire de la gestion démocratique de la Sécurité Sociale et du retour à un financement équilibré, satisfaisant les besoins de santé.

La situation de la santé en Picardie est connue de tous :
DESASTREUSE, avec le constat de l’aggravation des inégalités de santé et du manque criant de professionnels et d’offres de soins, par l’Observatoire Régional de Santé.
Malgré cela, la politique nationale de réduction des coûts liés à la santé s’applique aussi à la Picardie et à notre territoire et contraint les hôpitaux à faire des économies drastiques, les obligeant souvent à carrément fermer des hôpitaux (Méru, bientôt, Doullens, Péronne, Clermont, Pont Sainte Maxence, Noyon…) et de services et de lits jugés peu rentables ( !) au détriment de l’offre de soins accessible à la population.
La fusion scandaleusement imposée des Hôpitaux de Creil et Senlis, n’a d’autres buts que de réduire l’offre publique de soins et de laisser place au développement du secteur marchand de la santé.
La fermeture accélérée de la Maternité de Noyon, malgré l’augmentation de son activité, n’est que la première étape de la fermeture de la Chirurgie, des Urgences et de l’essentiel des activités médicales.
La Situation du Centre Hospitalier Interdépartemental (C.H.I.) est grave :
C’est la réduction, avec une baisse des lits de 40 % et un transfert de nombreuses activités vers le médico-social pour amener le CHI à 600 lits. Dans le même temps, des centaines d’enfants et d’adultes isariens sont hospitalisés en Belgique.
61 % de l’activité de psychiatrie aiguë n’est pas prise en charge et doit migrer dans les départements limitrophes, aggravant par-là même la désocialisation de ces mêmes malades.
La Situation du Centre Hospitalier Général (C.H.G.) est menaçante :
Sa reconstruction, officialisée le 17 juin 2011 par l’État, n’est toujours pas assurée.
L’avenir des services de Chirurgie, Maternité et Bloc Opératoire est très incertain.
La baisse de l’activité de la Maternité pour 2012 est organisée par les annonces calomnieuses de l’Agence Régionale de Santé afin d’alimenter ainsi l’argumentaire de ses détracteurs.
Le même processus de fermeture de services dits ‘actifs’ (Chirurgie, Maternité) tend à être appliqué à tous les hôpitaux de proximité en Picardie, en les transformant à terme en hôpital uniquement dédié à la Gériatrie, aux soins de suites et de rééducation.
C’est tout notre Service Public de soins que l’Agence Régionale de Santé démantèle, afin de le livrer pan par pan, dans le secret des cabinets, au secteur commercial (Générale de Santé, Vitalia…)
LA SANTE n’est pas une MARCHANDISE,
c’est un BIEN COMMUN.
Coordination nationale
des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité
Siège social : Hôtel de Ville – 12400 ST AFFRIQUE
Site : http://www.coordination-nationale.org
Contact : postmaster@coordination-nationale.org